L'essentiel
Le devis d'une agence vidéo pour un film corporate, un film institutionnel ou une vidéo d'entreprise additionne six postes : préproduction, tournage, postproduction, musique, droits et déclinaisons. Sous le nom d'agence vidéo, le prestataire peut être une société de production audiovisuelle ou une agence de communication qui sous-traite parfois la production : demandez qui tourne. Nous n'avons trouvé aucune source publique et neutre qui publie un prix moyen. Cinq marchés publics notifiés d'avril 2025 à juillet 2026, dont l'objet nomme une seule vidéo, vont de 8 850 à 30 460 € HT ; un film promotionnel classé en film publicitaire, présenté à part, atteint 42 500 € HT. Dans nos deux hypothèses de tournage, les salaires bruts minimaux de l'équipe vont de 1 122 à 1 393 € pour un témoignage tourné en un jour et de 4 170 à 5 169 € pour un film de présentation tourné en deux jours, selon la convention collective qui régit les contrats. Ce plancher de salaires n'est pas un prix : il ne compte ni réalisateur, ni cotisations, ni matériel, ni marge. Pour une musique du répertoire de la Sacem dans un film d'entreprise diffusé sur le site internet ou l'intranet de l'entreprise, les droits gérés par la SDRM sont tarifés 2 € HT la seconde, avec un minimum de 60 € HT par film jusqu'à 50 copies ; l'accord des éditeurs et celui du producteur de l'enregistrement restent distincts. Faites écrire la cession de chaque droit et les autorisations d'image.
Agence vidéo : le prix d'un film corporate, la réponse courte
Le prix d'un film corporate, d'un film institutionnel ou d'une vidéo d'entreprise confié à une agence vidéo ou à une société de production est la somme des six mêmes postes : préproduction, tournage, postproduction, musique, droits et déclinaisons. Nous n'avons trouvé aucune source publique et neutre qui publie un prix moyen pour ce travail. Deux repères vérifiables permettent de situer un devis : les montants des marchés publics de vidéo, que les acheteurs publient, et les salaires minimaux des conventions collectives du secteur, qui donnent le plancher salarial d'une journée de tournage. Aucun de ces repères n'est un prix de marché.
| Repère | Montant | Source et date | Limite |
|---|---|---|---|
| Une seule vidéo achetée par un acheteur public | De 8 850 à 30 460 € HT | Cinq marchés notifiés d'avril 2025 à juillet 2026, données essentielles de la commande publique | Montants déclarés à l'attribution, périmètres inégaux ; un film promotionnel classé en film publicitaire (42 500 € HT) est présenté à part |
| Salaires bruts minimaux d'un témoignage tourné en un jour | De 1 122,48 à 1 393,14 € | Hypothèse et calcul Bridgeo sur les minima de deux conventions collectives (Légifrance, USPA), cinq jours de travail | Plancher de salaires, pas un prix : dépend de la convention qui régit les contrats ; hors réalisateur, cotisations patronales, matériel, frais et marge |
| Salaires bruts minimaux d'un film de présentation tourné en deux jours | De 4 170,32 à 5 169,40 € | Mêmes grilles, dix-huit jours de travail | Même réserve, mêmes exclusions |
| Droits gérés par la SDRM pour une musique du répertoire de la Sacem, dans un film diffusé sur le site internet ou l'intranet de l'entreprise | 2 € HT la seconde, 60 € HT au moins par film, jusqu'à 50 copies | Barème Film d'entreprise de la SDRM, fichier du 26 février 2025 | L'accord des éditeurs et celui du producteur de l'enregistrement restent distincts |
Les fourchettes de prix que nous avons lues en ligne sont publiées par des prestataires ou par des sites de mise en relation, parties prenantes du marché comme nous le sommes, et un tarif à la minute ne dit rien du nombre de jours de tournage. Ce guide part de repères que vous pouvez contrôler vous-même.
Agence vidéo ou société de production audiovisuelle : qui tourne votre film
Une agence vidéo peut être une société de production audiovisuelle, qui chiffre son devis en jours par fonction, avec des salaires à la journée et leurs cotisations, ou une agence de communication, qui ajoute du conseil et de la coordination et sous-traite parfois la production. Demandez à votre prestataire lequel de ces deux cas est le sien, qui tourne, et quelle convention collective régit les contrats de son équipe.
| Option | Adaptée quand | Ce qui change au devis | Point à vérifier |
|---|---|---|---|
| Société de production | Plusieurs jours de tournage, une équipe, un réalisateur | Des salaires à la journée et leurs cotisations, un devis en jours par fonction | La convention appliquée et la grille retenue |
| Agence de communication | La vidéo s'insère dans une campagne pilotée par le même prestataire | Du conseil et de la coordination en plus ; la production est parfois sous-traitée | Qui tourne, et la garantie sur les droits des sous-traitants |
| Vidéaste indépendant | Un format simple, un lieu, peu de personnes filmées | Une personne tourne et monte : des honoraires, sans salaire minimal conventionnel | Qui le remplace en cas d'absence, et la cession écrite de ses droits |
| Équipe interne | Des formats répétés, publiés souvent | Des salaires fixes, du matériel et des licences à l'année | Les autorisations d'image et les licences de musique, qui restent dues |
Le choix entre ces quatre options est une affaire de volume et de risque. Nous conseillons une société de production ou une agence pour un film annuel qui demande une équipe et un réalisateur, et l'interne ou un indépendant régulier pour des formats courts publiés chaque semaine. Notre méthode pour choisir une agence s'applique ensuite telle quelle. Pour la captation d'un séminaire ou d'un salon, le devis vidéo s'ajoute à celui de l'événement : notre guide du prix d'une agence événementielle explique comment lire le reste.
Les six postes du devis d'une agence vidéo, ligne par ligne
La préproduction désigne tout ce qui se décide avant le premier jour de tournage : le message, le script, le repérage des lieux, le planning, les autorisations. Elle commande tout le reste, puisqu'un script validé fixe le nombre de lieux, de personnes filmées et de journées. Demandez que le devis la chiffre à part, même à zéro : vous saurez combien de jours de préparation l'équipe prévoit.
| Poste | Ce qu'il paie | Comment il se calcule | Ce qu'il faut demander |
|---|---|---|---|
| Préproduction | Cadrage du message, script, repérages, planning, autorisations | Jours par profil | Le nombre de jours et les livrables : script, plan de tournage |
| Tournage | L'équipe sur place, le matériel, les lieux, les déplacements | Jours × personnes, plus location et frais | La composition de l'équipe, les horaires, le matériel loué |
| Postproduction | Montage, étalonnage, mixage, habillage graphique, sous-titres de la version principale | Jours par profil | Le nombre d'allers-retours de corrections compris dans le prix |
| Musique et voix | Licence d'un titre ou composition, enregistrement de la voix-off, cachets des comédiens | Barème à la seconde, licence ou cachet | Le nom du titre, sa licence, les supports couverts |
| Droits | Cession des droits d'auteur, autorisations d'image, exploitations autorisées de la prestation des comédiens | Forfait ou ligne par droit | Les supports, les pays et la durée, écrits au contrat |
| Déclinaisons | Formats vertical et carré, versions courtes, langues, sous-titres des autres versions | Jours de montage par version | La liste des fichiers livrés, nommés par plateforme |
Le tournage est le poste le plus sensible au périmètre. Une journée de tournage mobilise toute l'équipe en même temps, quand une journée de montage n'occupe qu'une personne. Un lieu ou une personne à filmer en plus peut allonger la présence de toute l'équipe : demandez quels jours ou quels frais cela ajoute. Le nombre de journées compte donc plus que la durée du film : deux minutes tournées dans trois lieux peuvent demander plus de jours que cinq minutes tournées dans un seul.
Un devis au forfait est lisible à une condition : que le prestataire dise ce qu'il met derrière chaque poste. Pour le travail, demandez les profils et le nombre de jours ; pour la musique et les droits, le montant, les usages couverts et les exclusions. Demandez ce détail avant de comparer, et joignez à votre demande un périmètre écrit, le même pour tous : notre modèle de brief annonceur sert de trame.
La règle de lecture
Le prix à la minute ne suffit pas à comparer deux devis : il ne dit ni le nombre de jours ni les droits cédés. Deux devis au même total peuvent prévoir un jour de tournage ou trois.
Ce que paient les acheteurs publics pour un film ou une vidéo
Les acheteurs publics publient les données essentielles de leurs marchés : objet, montant, date, nombre d'offres reçues. Nous avons interrogé le 10 octobre 2026 la consolidation de ces données que Colmo publie sur data.gouv.fr (données essentielles de la commande publique consolidées), pour les marchés de production de films et de vidéos notifiés depuis le 1er janvier 2025. Quand un marché a plusieurs lignes, pour une modification ou une source en double, nous le comptons une fois. Nous décrivons l'acheteur par sa catégorie et ne nommons aucun titulaire.
Notre tri garde les marchés à prix forfaitaire dont l'objet publié nomme une vidéo ou un film, au singulier ou avec leur nombre. Il écarte les marchés à prix unitaires ou mixtes, dont le montant dépend des quantités commandées, les films de scénographie d'exposition, la réalité virtuelle, les objets qui parlent de « production audiovisuelle » ou de « contenu audiovisuel » sans nommer un film ou une vidéo, et ceux qui ne donnent pas le nombre de vidéos. Neuf marchés passent ce tri, dont un film promotionnel que son acheteur classe en film publicitaire. Le tableau y ajoute, avec sa réserve, un marché de motion design dont l'objet ne dit pas le nombre de films.
| Objet du marché | Acheteur | Type de marché | Montant HT | Offres reçues | Identifiant |
|---|---|---|---|---|---|
| Vidéo sur l'attractivité des métiers en tension, notifié en février 2026 | Centre hospitalier | Marché sans publicité ni mise en concurrence | 8 850 € | 1 | 262708746002152026-0056 |
| Vidéo promotionnelle pour l'ouverture d'une exposition, notifié en août 2025 | Musée, établissement public | Marché subséquent d'un accord-cadre | 9 175 € | 3 | 2000276620002826-1139167 |
| Même acheteur, autre exposition, notifié en juillet 2026 | Musée, établissement public | Marché subséquent d'un accord-cadre | 9 980 € | 3 | 2000276620002826-1170357 |
| Vidéo de communication sur des travaux de restauration de milieux aquatiques, notifié en avril 2025 | Syndicat mixte | Procédure adaptée | 14 125 € | 22 | 20007909300015120 |
| Vidéo pour la cérémonie des Étoiles de l'Europe, notifié en septembre 2025 | Région | Marché subséquent d'un accord-cadre | 30 460 € | 2 | 20005340300057AC20220081 |
| Deux vidéos d'information sur un métier de l'accompagnement du handicap, notifié en mars 2026 | Agence régionale de santé | Marché subséquent d'un accord-cadre | 12 270 € (division indicative : 6 135 € par vidéo) | 3 | 130007933000182949923 |
| 35 capsules vidéo et un documentaire, notifié en janvier 2026 | Université | Procédure adaptée | 40 000 € | 19 | 197619042000172026QMCKz3X8vC00 |
| Quatre films de présentation, notifié en janvier 2026 | Établissement public industriel et commercial | Procédure adaptée | 96 095 € (division indicative, arrondie : 24 024 € par film) | 4 | 390199669000812901827 |
| Film promotionnel d'une destination touristique, décliné en 30, 20 et 15 secondes, classé par l'acheteur sous le code des films publicitaires (CPV 92111210), notifié en septembre 2026 | Établissement public industriel et commercial | Marché sans publicité ni mise en concurrence | 42 500 € | 1 | 392178570000172026CONSU12_26 |
| Hors tri : « motion design », sans le mot vidéo ni nombre de films dans l'objet publié, notifié en mai 2025 | École nationale, établissement public | Marché subséquent d'un accord-cadre | 6 950 € | 1 | 1942187980001625-1095768 |
Un même musée a commandé deux vidéos promotionnelles à dix mois d'écart, pour deux expositions et à deux titulaires différents : les deux montants diffèrent de moins d'un dixième. À l'autre bout du tableau, le film promotionnel d'une destination touristique, décliné en trois durées et classé par son acheteur en film publicitaire, vaut plus de quatre fois chacune de ces vidéos. L'objet publié ne dit ni le nombre de jours de tournage ni les droits cédés : ces données montrent l'écart sans l'expliquer.
Le nombre d'offres reçues est l'autre information de ces données. Un syndicat mixte a reçu 22 offres pour une vidéo de communication et une université 19 pour un lot de capsules, deux marchés passés en procédure adaptée ; les deux marchés passés sans mise en concurrence n'en ont reçu qu'une. Nous en tirons un conseil, pas une règle : consultez plusieurs prestataires sur le même périmètre écrit, et lisez leurs réponses avec la grille de la fin de ce guide.
| Limite | Ce qu'elle change |
|---|---|
| Publication obligatoire pour les marchés qui répondent à un besoin d'au moins 40 000 € HT, ou d'au moins 25 000 € HT pour certains marchés sans mise en concurrence (article R2196-1 du Code de la commande publique) | Un petit lot ou un petit marché subséquent d'un besoin plus large est publié, un achat isolé de faible montant peut ne pas l'être : les petits budgets sont représentés de façon inégale |
| Montants déclarés à l'attribution | La dépense finale peut différer après une modification du marché |
| Objets courts | La durée du film, le nombre de jours de tournage et les droits cédés n'apparaissent pas |
| Acheteurs publics | Des procédures d'achat distinctes de celles d'une PME, avec ou sans mise en concurrence selon le marché |
Les dix montants sont des exemples de commandes, aux périmètres différents. Ils ne font pas un prix de marché, et nous ne publions ni moyenne ni médiane pour cette raison. Ne jugez pas votre devis sur son écart avec l'un d'eux : servez-vous du tableau pour poser des questions à votre prestataire, en commençant par le nombre de jours de tournage.
La tendance des prix se lit dans un indice public, plus large que le film d'entreprise. Selon l'Insee (Informations rapides du 27 août 2026), les prix des services d'information et de communication vendus aux entreprises françaises ont augmenté de 1,3 % au deuxième trimestre 2026, et de 0,9 % sur un an. Selon l'édition précédente de l'Insee, parue le 28 mai 2026, les prix de la production de films, de vidéos et de programmes de télévision avaient reculé de 1,5 % au premier trimestre. Ces indices couvrent des secteurs entiers et ne disent rien du prix d'un film donné. Ils donnent un contexte ; demandez au prestataire de justifier sa hausse par les postes de son devis.
Tournage d'un film d'entreprise : le salaire minimal dépend de la convention
Le salaire minimal d'un technicien engagé pour un tournage dépend de la convention collective qui régit son contrat, et un film d'entreprise peut relever de plusieurs textes. La convention applicable est celle de l'activité principale de l'employeur (article L2261-2 du Code du travail). Une société dont l'activité principale est la production audiovisuelle relève ainsi de la convention collective nationale de la production audiovisuelle (article I.1, en vigueur depuis le 18 avril 2024), qui cite à titre indicatif les codes NAF 5911A et 5911B. Le second est, selon la nomenclature de l'Insee, celui de la production de films institutionnels et publicitaires. Ce qui suit sert à repérer les points à faire vérifier, et ne vaut pas avis juridique.
La convention de la production audiovisuelle prévoit pourtant d'autres règles pour les techniciens en contrat à durée déterminée d'usage, quand l'employeur exerce plusieurs activités : son article I.2, en vigueur depuis le 18 avril 2024, désigne alors une convention selon l'objet du contrat. Le tableau reprend ses quatre clauses et le cas général. Un film de commande peut correspondre à la troisième ligne, si le programme n'est pas destiné à une exploitation commerciale et si le producteur n'en détient pas les droits d'exploitation ; une vidéo promotionnelle courte peut correspondre à la première. C'est notre lecture du texte : demandez au prestataire quelle convention régit les contrats de son équipe sur votre film.
| Objet du contrat | Convention désignée | Minima repris dans ce guide |
|---|---|---|
| Film cinématographique ou film publicitaire, hors animation. La convention de la production cinématographique définit les films publicitaires comme « les œuvres audiovisuelles de courte durée dont l'objet est de faire la promotion d'un produit, d'un service, d'une marque ou d'une cause » (article 1er) | Production cinématographique | Non : cette convention a ses propres grilles |
| Film ou programme d'animation | Production de films d'animation | Non : cette convention a ses propres grilles |
| Programme audiovisuel « qui n'est pas destiné à une exploitation commerciale et dont le producteur audiovisuel ne détient pas les droits d'exploitation », ou prestation technique indépendante d'un programme du producteur | Entreprises au service de la création, de l'événement et du divertissement, que l'article désigne par l'identifiant IDCC 2717 | Oui : taux horaires de l'annexe I de la convention qui lui a succédé |
| Séquences d'animation d'un film ou d'un programme hybride, qui mêle animation et prise de vue réelle, destiné à une exploitation commerciale | Production de films d'animation, pour ces seules séquences | Non : cette convention a ses propres grilles |
| Cas général : tout autre programme audiovisuel | Production audiovisuelle | Oui : grille des programmes hors fiction et flux |
L'article I.2 désigne la troisième convention par l'identifiant du texte de 2008 qu'elle a remplacé. La FICAM, fédération d'employeurs du secteur, indique que la convention collective des entreprises au service de la création et de l'événement, signée le 27 juin 2024, lui a succédé le 1er avril 2025. Son annexe I fixe, pour le cinéma, l'audiovisuel et le multimédia, un taux horaire minimal propre aux CDD d'usage : c'est la grille que nous retenons pour ce cas. La convention de la production audiovisuelle fixe, elle, un minimum journalier par fonction : l'Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA), organisation d'employeurs signataire, publie la grille applicable au 1er juin 2026.
La grille de la production audiovisuelle distingue trois genres : la fiction, le flux, c'est-à-dire les jeux, les divertissements et les magazines de plateau, et les autres programmes, « notamment les documentaires et les captations de spectacles vivants ». Un film d'entreprise sans comédiens ni scénario de fiction ne correspond à aucun des deux premiers, tels que l'avenant n° 19 du 8 juillet 2024 les définit. Nous retenons donc la troisième grille, jamais plus haute que les deux autres pour les fonctions du tableau. C'est notre lecture : ni la grille ni l'avenant ne nomment le film d'entreprise.
| Poste du devis | Convention de la production audiovisuelle : fonction et minimum par jour | Convention création et événement : fonction, taux horaire et total pour huit heures |
|---|---|---|
| Préproduction, tournage | Chargé de production : 240,87 € | Chargé de production AV : 26,07 € l'heure, soit 208,56 € |
| Préproduction, tournage | Directeur de production : 387,22 € | Directeur de production AV : 32,61 € l'heure, soit 260,88 € |
| Tournage | Directeur photo : 445,29 € | Chef opérateur de prises de vues AV : 47,46 € l'heure, soit 379,68 € |
| Tournage | Cadreur / OPV (opérateur de prise de vues) : 281,54 € | Cadreur AV : 23,56 € l'heure, soit 188,48 € |
| Tournage | Chef OPS / ingénieur du son : 306,49 € | Chef opérateur du son : 29,80 € l'heure, soit 238,40 € ; ingénieur du son : 34,10 € l'heure, soit 272,80 € |
| Tournage | Électricien / éclairagiste : 203,20 € | Électricien AV : 18,05 € l'heure, soit 144,40 € |
| Tournage | Maquilleur : 178,76 € | Maquilleur : 18,80 € l'heure, soit 150,40 € |
| Postproduction | Monteur (« hors œuvres audiovisuelles », précise la grille) : 235,60 € | Monteur AV : 22,76 € l'heure, soit 182,08 € |
| Postproduction | Chef monteur : 282,12 € | Chef monteur AV : 30,44 € l'heure, soit 243,52 € |
| Postproduction | Étalonneur : 241,48 € | Étalonneur : 31,02 € l'heure, soit 248,16 € |
| Postproduction | Mixeur : 340,76 € | Aucune fonction de ce nom : le mixage entre dans la définition du chef opérateur du son et de l'ingénieur du son |
| Postproduction | Infographiste : 263,03 € | Infographiste AV : 22,76 € l'heure, soit 182,08 € |
| Tournage, postproduction | Réalisateur : hors niveau, aucun minimum dans cette grille | Réalisateur AV : 47,46 € l'heure, soit 379,68 € |
Les deux conventions ne fixent pas le même minimum pour une même journée. Pour huit heures de travail, le minimum du cadreur est supérieur de moitié dans la convention de la production audiovisuelle ; celui de l'étalonneur est un peu plus élevé dans l'autre. Dans la convention de la production audiovisuelle, le minimum journalier vaut pour un CDD d'usage de quatre jours au plus (article IV.2) ; au-delà, le minimum se compte à la semaine.
Ce que le devis ajoute à ces salaires
| Élément | Ce que disent les sources | Source et date |
|---|---|---|
| Cotisations patronales | Pour un employeur d'intermittents du spectacle, la seule part patronale d'assurance chômage est de 9 %, ou de 9,50 % avec la majoration des CDD d'usage de trois mois au plus | France Travail, taux en vigueur au 1er mai 2025 |
| Réalisateur | Hors niveau dans la grille hors fiction et flux de la production audiovisuelle : son salaire se négocie. Un taux horaire minimal dans l'annexe I de la convention création et événement | USPA, grille applicable au 1er juin 2026 ; Légifrance, annexe I, article 2.2 |
| Matériel, lieux, déplacements | Aucun barème général pour l'ensemble de ces frais, à faire détailler ligne par ligne ; certains lieux publient leurs tarifs, comme la Ville de Paris pour l'occupation de son domaine public | Voir la section sur les frais de terrain |
| Frais de structure et marge du prestataire | Nous n'avons trouvé aucun barème public | Aucune source publique trouvée |
Les minima des deux grilles sont des salaires bruts, et le salaire réel peut être plus élevé. Le devis y ajoute les lignes du tableau. Aucune de ces grilles ne vaut pour un vidéaste indépendant qui tourne et monte seul : il facture des honoraires, sans salaire minimal. Une agence de communication dont la production n'est pas l'activité principale peut relever d'une autre convention. Demandez à chaque prestataire son statut, sa convention et la façon dont il paie son équipe.
Deux tournages types chiffrés au minimum conventionnel
Les deux scénarios qui suivent sont des hypothèses de Bridgeo, posées pour montrer la méthode : un nombre de jours par fonction, multiplié par le minimum d'une journée de huit heures dans chacune des deux grilles. Chaque personne est supposée engagée en CDD d'usage pour quatre jours au plus. Le total est un plancher de salaires bruts pour une équipe salariée payée au minimum : ce n'est ni un prix ni un devis. Remplacez nos jours par ceux de votre prestataire et lisez la colonne de la convention qui régit ses contrats. Un film publicitaire ou un film d'animation relève d'autres grilles, que ce guide ne reprend pas.
| Fonction | Jours | Production audiovisuelle | Création et événement |
|---|---|---|---|
| Chargé de production | 1 | 240,87 € | 208,56 € |
| Cadreur | 1 | 281,54 € | 188,48 € |
| Chef opérateur du son | 1 | 306,49 € | 238,40 € |
| Chef monteur | 2 | 564,24 € | 487,04 € |
| Total | 5 | 1 393,14 € | 1 122,48 € |
| Fonction | Jours | Production audiovisuelle | Création et événement |
|---|---|---|---|
| Chargé de production | 3 | 722,61 € | 625,68 € |
| Directeur photo ou chef opérateur de prises de vues | 2 | 890,58 € | 759,36 € |
| Cadreur | 2 | 563,08 € | 376,96 € |
| Chef opérateur du son | 2 | 612,98 € | 476,80 € |
| Électricien | 2 | 406,40 € | 288,80 € |
| Chef monteur | 4 | 1 128,48 € | 974,08 € |
| Étalonneur | 1 | 241,48 € | 248,16 € |
| Mixage : mixeur, ou chef opérateur du son | 1 | 340,76 € | 238,40 € |
| Infographiste | 1 | 263,03 € | 182,08 € |
| Total | 18 | 5 169,40 € | 4 170,32 € |
Dans les deux grilles, le second scénario coûte 3,7 fois le premier en salaires, pour une seule journée de tournage de plus. L'écart vient de l'équipe : deux personnes de plus sur le plateau, et une postproduction qui passe de deux jours à sept. D'une convention à l'autre, le total du même planning varie de près d'un quart : la convention du contrat est la première question à poser au prestataire.
Pour le montage du témoignage, nous comptons un chef monteur. La grille de la production audiovisuelle précise que la fonction de monteur s'entend « hors œuvres audiovisuelles », sans définir ce terme, et nous retenons par prudence le minimum le plus élevé. Le réalisateur reste hors des quatre totaux. Il est hors niveau dans la première grille, et nous l'avons écarté de la seconde pour comparer des équipes identiques : son travail s'ajoute à chaque total. Ces sommes additionnent les minima des fonctions et des jours de nos hypothèses. Elles ne sont pas le prix minimum d'une vidéo : un indépendant ou une autre équipe peut s'organiser autrement, et les cotisations, le matériel et la marge restent à chiffrer. Une vidéo animée sans tournage ne se chiffre pas ainsi : son coût tient aux jours de graphisme et d'animation, à faire détailler de la même façon.
Musique : le prix d'un titre et ce que la licence couvre
La musique d'une vidéo d'entreprise est un poste à trois étages : les droits des auteurs et des éditeurs du morceau, les droits du producteur de l'enregistrement, et les règles de chaque plateforme de diffusion. Un devis qui écrit « musique incluse » sans nommer le titre ni sa licence ne dit rien de ces trois étages.
| Voie | Ce que vous payez | Ce qu'elle couvre | Ce qu'elle ne couvre pas, ou qu'il faut vérifier |
|---|---|---|---|
| Titre du répertoire de la Sacem | 2 € HT la seconde de musique pour un film diffusé sur internet ou sur un intranet, 1 € HT sans mise en ligne, 60 € HT au moins par film ; tarifs valables jusqu'à 50 copies, majorés au-delà (barème de la SDRM) | La reproduction ; la diffusion gratuite en France, au Luxembourg et à Monaco dans des locaux professionnels, des salons et des congrès ; la diffusion sur le site internet de l'entreprise (autorisation Film d'entreprise) | Réseaux sociaux : l'autorisation ne les mentionne pas, à faire confirmer par écrit. Enregistrement du commerce : à faire autoriser par son producteur. Arrangements et adaptations : hors de l'autorisation. L'accord des éditeurs est un préalable : la SDRM n'autorise rien sans lui |
| Musique de bibliothèque sous licence | Le prix de la licence, fixé par son éditeur | Les usages écrits dans la licence | Les usages qu'elle ne liste pas : lisez la ligne sur la publicité payante |
| Composition originale | Le travail du compositeur et la cession de ses droits | Ce que le contrat de cession écrit | Ce qu'il n'écrit pas : chaque droit cédé se mentionne à part |
| Durée de musique utilisée | Calcul | Droits HT |
|---|---|---|
| 20 secondes | Minimum par film | 60 € |
| 30 secondes | 30 × 2 € | 60 € |
| 60 secondes | 60 × 2 € | 120 € |
| 90 secondes | 90 × 2 € | 180 € |
| 2 minutes | 120 × 2 € | 240 € |
| 3 minutes | 180 × 2 € | 360 € |
La SDRM, la société qui délivre cette autorisation pour le répertoire de la Sacem, ne chiffre dans son barème que les droits qu'elle gère. La Sacem écrit qu'« aucune autorisation ne peut être délivrée par la SDRM sans l'autorisation des éditeurs », qu'un enregistrement du commerce demande aussi l'accord de son producteur, et que les droits voisins restent hors du champ de l'autorisation. Un titre connu demande donc trois accords au moins : celui de l'éditeur, celui de la SDRM et celui du producteur de l'enregistrement. Pour ce dernier, la Sacem renvoie vers les sociétés de producteurs, la SCPP et la SPPF.
Les plateformes ajoutent leurs propres règles. D'après l'aide de TikTok aux entreprises, mise à jour en juillet 2025, une entreprise ne peut pas utiliser la bibliothèque musicale générale à des fins commerciales et doit choisir ses titres dans la Bibliothèque de musique commerciale, pour ses publications comme pour ses annonces, ou obtenir sa propre licence pour un autre morceau. Selon l'aide de YouTube relue le 10 octobre 2026, le titulaire des droits d'une musique reconnue par Content ID peut bloquer la vidéo, y placer des annonces ou en suivre les statistiques. Demandez au prestataire une preuve de licence pour chaque plateforme où la vidéo sortira.
Droits d'auteur, image, comédiens : les lignes oubliées
La vidéo livrée est une œuvre dont votre entreprise ne détient que les droits que le contrat lui cède. Ce qui suit sert à repérer les points à faire vérifier, et ne vaut pas avis juridique. Sauf clause contraire, le contrat qui lie le producteur aux auteurs d'une œuvre audiovisuelle, hors compositeur de la musique, emporte cession au producteur de leurs droits d'exploitation (article L132-24 du Code de la propriété intellectuelle). Demandez au prestataire qui est ce producteur et s'il a signé ce contrat avec chaque auteur, puis faites écrire que les droits vous sont cédés ensuite. L'article L131-3 exige que chaque droit cédé soit mentionné à part, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée.
| Droit | Qui le détient au départ | Texte | Ce que le contrat doit écrire |
|---|---|---|---|
| Droits d'auteur sur le film | Les auteurs ; le producteur, par le contrat qu'il signe avec eux, sauf clause contraire | CPI, article L132-24 | La cession à votre entreprise : reproduction, représentation, adaptation, supports, pays, durée |
| Musique | Le compositeur, hors de la présomption | CPI, article L132-24 | Le titre, la licence ou la cession, les supports couverts |
| Image des personnes filmées | Chaque personne reconnaissable | Code civil, article 9, sur le respect de la vie privée ; réponse de la CNIL sur la photographie d'un salarié | Une autorisation écrite par personne : supports, durée, sort des images après un départ |
| Prestation d'un comédien ou d'une voix-off | L'artiste-interprète | CPI, articles L212-3 et L212-4 | Son autorisation écrite, ou le contrat signé avec le producteur, et la rémunération prévue pour chaque mode d'exploitation |
| Illustrations, personnages ou logo animé réutilisés hors du film | À lire au contrat : seuls les droits qu'il mentionne sont cédés | CPI, article L131-3 | Une mention distincte pour chaque réutilisation hors du film : supports, pays, durée |
| Rushes et fichiers de travail | À négocier : aucun des textes cités ici n'en règle la remise au client | Clause du contrat ; l'article L132-24 ne vise que la liste des éléments conservés, dans le contrat entre le producteur et les auteurs | La liste des éléments remis à votre entreprise, et leur format |
Toute personne filmée peut s'opposer à l'utilisation de son image, salarié compris. L'article 9 du Code civil garantit à chacun le respect de sa vie privée. Interrogée sur la photographie d'un salarié dans l'annuaire du personnel, la CNIL répond que l'employeur doit avoir son autorisation, et recommande de la demander par écrit « afin d'avoir une preuve de son accord ». Prévoyez dès le tournage le départ d'une personne filmée : remonter un film après un départ coûte des jours de montage que le devis initial ne compte pas. Un juriste validera votre modèle d'autorisation.
Un comédien ou une voix-off ajoute un autre droit. La fixation de la prestation d'un artiste-interprète, sa reproduction et sa communication au public sont soumises à son « autorisation écrite » (article L212-3 du Code de la propriété intellectuelle). Pour une œuvre audiovisuelle, la signature du contrat entre l'artiste et le producteur vaut cette autorisation, et ce contrat fixe une rémunération distincte pour chaque mode d'exploitation (article L212-4). Demandez ce qui rémunère la prestation et chaque exploitation prévue. Pour un usage nouveau, faites vérifier s'il est couvert par le contrat et quelle rémunération s'applique. Notre guide des agences et créateurs UGC détaille le cas du créateur qui joue un script face caméra, et la présomption de contrat de travail qui peut s'y attacher.
Lieux, drone, autorisations : les frais de terrain
Les frais de terrain sont les lignes qui apparaissent après le premier devis : lieu de tournage, stationnement des véhicules, vues aériennes, autorisations. Faites-les chiffrer dès la consultation, au moins en option, pour comparer des totaux complets.
| Cas | Ce que dit la source | Ce qu'il faut demander au prestataire |
|---|---|---|
| Tournage sur la voie publique à Paris | L'instruction de la demande est gratuite ; l'occupation du domaine public et le stationnement des véhicules sont soumis à redevance (Ville de Paris, page mise à jour le 16 juin 2026) | Qui dépose la demande, et si la redevance est comprise dans le devis |
| Vues par drone | L'exploitant s'enregistre sur le portail AlphaTango ; en catégorie ouverte, le vol en espace public en agglomération est interdit et relève de la catégorie spécifique ; la hauteur de vol ne dépasse pas 120 m (ministère de la Transition écologique, page mise à jour le 3 septembre 2026) | Le numéro d'exploitant, la catégorie du vol prévu, les autorisations déjà obtenues |
| Personnes reconnaissables et lieux privés sur des images aériennes | La diffusion d'images qui permettent de reconnaître des personnes demande l'autorisation des personnes concernées, ou celle du propriétaire dans le cas d'un espace privé (même page du ministère) | Les autorisations recueillies, en distinguant les personnes filmées et le propriétaire du lieu ; le plan de vol, et la façon dont les passants restent hors du cadre |
Un tournage dans vos locaux est le cas le plus simple, à condition de prévenir les salariés et de recueillir leurs autorisations avant le jour J. Hors de vos murs, demandez à la mairie concernée ses règles et ses redevances : la page de la Ville de Paris ne vaut que pour Paris. Demandez aussi au prestataire qui dépose les demandes, dans quel délai, et qui paie si l'autorisation arrive après la date prévue.
Déclinaisons : formats, versions courtes et sous-titres
Une déclinaison est une version supplémentaire du même film : un format vertical, une coupe courte, une langue, des sous-titres. Chaque version demande du montage, parfois un recadrage plan par plan, et se chiffre en jours. Listez vos versions avant le tournage : un cadre pensé pour l'horizontal ne se recadre pas toujours à la verticale sans perdre le sujet.
| Déclinaison | Travail ajouté | À décider avant le tournage |
|---|---|---|
| Format vertical ou carré | Recadrage ou second cadrage, nouvel export | Le cadrage de chaque plan, les textes à l'écran |
| Versions courtes | Nouveau montage, parfois nouveau mixage | Le message de chaque version |
| Sous-titres | Transcription, calage, relecture | Incrustés dans l'image ou livrés en fichier séparé |
| Autres langues | Traduction, voix ou sous-titres, textes à l'écran refaits | Les langues, et qui valide la traduction |
| Mise à jour dans un an | Remontage, accès aux fichiers de travail | La remise des rushes et du projet de montage |
Les spécifications de chaque plateforme, durées, formats d'image et poids des fichiers, figurent dans notre guide du motion design en entreprise, relevées sur les pages d'aide officielles. Pour les créations destinées à la publicité sur Facebook et Instagram, notre guide du coût d'une campagne Meta Ads explique pourquoi leur renouvellement devient une ligne du budget mensuel, à prévoir en plus du film principal.
Comparer les devis de plusieurs agences vidéo : la grille à remplir
- Étape 1. Envoyez le même périmètre écrit à chaque prestataire : message, durée visée, lieux, personnes filmées, versions à livrer, supports de diffusion.
- Étape 2. Demandez un montant HT par poste, avec les profils et le nombre de jours pour les postes de travail, et les options chiffrées à part.
- Étape 3. Faites nommer la musique, sa licence et les plateformes couvertes.
- Étape 4. Faites écrire les droits cédés, les autorisations d'image et la remise des fichiers de travail.
- Étape 5. Vérifiez le prestataire : statut, convention collective, assurance et attestation de vigilance, dont la grille ci-dessous rappelle le seuil. Pour son identité légale et son statut au registre national des entreprises, notre liste de vérifications avant signature donne la marche à suivre.
- Étape 6, selon le cas. Si l'équipe est salariée en CDD d'usage sous l'une des deux conventions de ce guide, recalculez le plancher salarial avec la grille correspondante, pour les fonctions et les jours que le prestataire vous a donnés. Nos totaux supposent des journées de huit heures et des contrats de quatre jours au plus par personne.
| Ligne | Devis A | Devis B | Devis C |
|---|---|---|---|
| Préproduction : jours par profil, montant HT | |||
| Tournage : jours, personnes sur place, montant HT | |||
| Postproduction : jours par profil, allers-retours de corrections compris, montant HT | |||
| Réalisateur : jours et prix de journée | |||
| Matériel, lieux, déplacements : détail et montant HT | |||
| Musique et voix : titre, licence, plateformes couvertes, montant HT | |||
| Droits cédés : supports, pays, durée, montant HT | |||
| Autorisations d'image et prestations de comédiens : qui les recueille, ce qui les rémunère | |||
| Déclinaisons : versions livrées, fichiers de travail remis, montant HT | |||
| Options et exclusions écrites | |||
| Total HT | |||
| Statut du prestataire et convention collective qui régit les contrats de l'équipe | |||
| Selon le cas : plancher salarial recalculé avec la grille de cette convention | |||
| Attestation de vigilance, à obtenir dès 5 000 € HT de contrat puis tous les six mois (Urssaf, page mise à jour le 17 avril 2025) |
Pour recalculer le plancher salarial d'une équipe salariée en CDD d'usage, demandez la convention applicable, les fonctions, les jours, les horaires et la durée de chaque contrat. Nos totaux supposent des journées de huit heures et des contrats de quatre jours au plus par personne. Dans la production audiovisuelle, au-delà de quatre jours, le minimum se compte à la semaine. Un devis proche de ce plancher laisse peu de place aux cotisations, au matériel et à la marge : demandez comment l'équipe sera payée, en salaires ou en honoraires d'indépendants. Un devis très au-dessus doit montrer ce qu'il ajoute, en jours, en matériel ou en droits.
Questions fréquentes
Combien coûte un film corporate ou un film institutionnel ?
Le prix d'un film corporate, d'un film institutionnel ou d'une vidéo d'entreprise est la somme des six mêmes postes, et nous n'avons trouvé aucune source neutre qui en publie une moyenne. Les marchés publics que nous avons relevés vont de quelques milliers d'euros hors taxes pour une vidéo sur l'attractivité de métiers en tension ou une vidéo promotionnelle de musée à plusieurs dizaines de milliers pour un film promotionnel décliné en plusieurs durées ou une série de films : le tableau des marchés donne chaque montant, son acheteur et sa date. Comparez vos devis en jours de travail et en droits cédés.
Agence vidéo ou société de production audiovisuelle : quelle différence ?
Une société de production audiovisuelle présente un devis en jours par fonction, avec des salaires à la journée et leurs cotisations. Une agence de communication ajoute du conseil et de la coordination, et sous-traite parfois la production. Un prestataire qui se présente comme agence vidéo peut être l'une ou l'autre : demandez-lui qui tourne, et quelle garantie couvre les droits des sous-traitants.
Quel est le prix d'une journée de tournage ?
Le prix d'une journée de tournage est d'abord celui de l'équipe présente. La convention collective qui régit les contrats des techniciens fixe un salaire brut minimal par fonction : un minimum journalier dans la convention de la production audiovisuelle, pour les contrats de quatre jours au plus, un taux horaire dans celle des entreprises au service de la création et de l'événement. Le devis ajoute les cotisations patronales, le matériel, les lieux, les déplacements et la marge du prestataire. Additionnez les minima des personnes prévues : vous obtenez le plancher salarial de la journée, qui n'est pas son prix.
Peut-on utiliser une musique connue dans une vidéo d'entreprise ?
Oui, avec trois accords au moins : celui de l'éditeur, celui de la SDRM, qui tarife ses droits à la seconde avec un minimum par film, et celui du producteur de l'enregistrement. Vérifiez aussi chaque plateforme : TikTok impose aux entreprises sa Bibliothèque de musique commerciale ou une musique dont elles détiennent la licence, et YouTube laisse le titulaire des droits bloquer une vidéo ou y placer des annonces.
À qui appartiennent les droits du film ?
Les auteurs détiennent les droits au départ. Sauf clause contraire, le contrat qu'ils signent avec le producteur lui cède leurs droits d'exploitation, hors musique (article L132-24 du Code de la propriété intellectuelle). Votre entreprise ne détient que ce que son propre contrat avec le prestataire lui cède, droit par droit, avec les supports, les pays et la durée. Faites aussi écrire la remise des rushes et du projet de montage : sans eux, une mise à jour dépend du même prestataire. Faites relire ces clauses par un juriste avant de signer.
Vidéo filmée ou motion design : lequel coûte le moins ?
La comparaison dépend du nombre de jours de tournage que le film évite. Une vidéo animée se passe d'équipe sur place et de lieux de tournage, et concentre son coût sur le graphisme et l'animation ; une vidéo filmée paie d'abord des journées d'équipe. Notre relevé ne tranche pas : il ne compte qu'un marché de motion design, dont l'objet publié ne dit pas combien de films il couvre. Faites chiffrer les deux options sur le même message.
Demander des devis à des agences vidéo
Décrivez votre film, ses lieux de tournage, ses versions et votre budget dans le formulaire Bridgeo : nous cherchons dans notre réseau les agences qui correspondent à votre demande, gratuitement pour votre entreprise. Gardez la grille de comparaison de ce guide pour lire les devis reçus. Décrire mon projet.
Méthode : sources lues le 10 octobre 2026 (Légifrance, USPA, FICAM, France Travail, Sacem, Insee, CNIL, TikTok, YouTube, ministère de la Transition écologique, Ville de Paris, Urssaf) et extraction du même jour des données essentielles de la commande publique consolidées par Colmo sur data.gouv.fr. Les planchers salariaux et les divisions par film ou par vidéo sont des calculs Bridgeo, avec des nombres de jours posés par hypothèse. Notre lecture des conventions collectives et du Code de la propriété intellectuelle n'est pas un avis juridique : cet article ne remplace pas l'avis d'un juriste ou d'un expert-comptable.




